- Les arrêtés préfectoraux sont des documents essentiels : ils fixent les dates de clôture annuelles pour protéger les espèces locales.
- Une amende salée de 1500 euros attend les retardataires : la sanction inclut aussi un retrait immédiat du permis de chasser.
- La gestion durable de la faune sauvage impose des périodes de repos : le respect des horaires évite tout préjudice écologique majeur.
Chasser un seul jour après la fermeture officielle coûte 1 500 euros d’amende. Cette sanction financière guette les pratiquants négligents qui ignorent les arrêtés préfectoraux. Vous devez consulter ces documents juridiques car ils priment sur le calendrier national général. L’Office Français de la Biodiversité ne fait aucun cadeau lors des contrôles de fin de saison.
La réglementation préfectorale encadrant la clôture
Le rôle des arrêtés préfectoraux
1/ Le texte juridique définitif : le préfet signe chaque année un document qui fixe les dates de fermeture pour chaque espèce. Ce texte s’adapte aux réalités du terrain et peut changer d’une année sur l’autre.
2/ L’appui des commissions locales : la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage fournit les données techniques nécessaires. Ces experts analysent l’état des populations pour éviter la surexploitation du gibier.
3/ La diffusion par les fédérations : les chasseurs reçoivent ces informations cruciales via leur fédération départementale. Ce relais assure une sécurité juridique indispensable avant de charger son arme.
4/ Le rôle de l’OFB : les agents de l’Office Français de la Biodiversité utilisent ces arrêtés comme base légale pour leurs interventions. Ils veillent au respect strict des périodes de repos biologique des espèces.
Les conséquences financières directes
Le portefeuille des chasseurs subit un choc immédiat en cas d’infraction constatée. Une amende de cinquième classe atteint souvent le plafond de 1 500 euros pour un tir hors période. Les frais de justice s’ajoutent à cette somme et alourdissent la note globale de manière spectaculaire.
| Type d’infraction constatée | Montant de l’amende forfaitaire | Sanction administrative possible |
| Chasse après la date de fermeture | Jusqu’à 1500 euros | Retrait du permis de chasser |
| Non-respect des horaires légaux | 135 euros à 750 euros | Saisie du matériel de chasse |
| Chasse sur terrain d’autrui | Jusqu’à 450 euros | Indemnisation du propriétaire |
| Oubli du permis lors d’un contrôle | 38 euros | Amende simple sans saisie |
Les associations de protection de la nature demandent systématiquement des dommages et intérêts lors des procès. Ces montants compensent le préjudice subi par l’écosystème et peuvent doubler la facture initiale. Vous risquez aussi le retrait immédiat de votre permis de chasser.
Cette sanction administrative rend caduques toutes vos dépenses de saison comme l’assurance ou les bagues de marquage. Le tribunal ordonne parfois la confiscation définitive de l’arme utilisée. Ce matériel coûte souvent plusieurs milliers d’euros et représente une perte de capital sèche.
Les variations géographiques et spécifiques
La clôture du grand gibier
1/ Prolongations pour le sanglier : les dégâts agricoles massifs poussent souvent les préfets à autoriser des prélèvements en mars. Cette mesure exceptionnelle vise à protéger les finances des agriculteurs et des fédérations.
2/ Protection des cervidés : la fermeture pour le chevreuil ou le cerf intervient fin février. Les femelles gestantes ont besoin de calme pour assurer le renouvellement des populations.
3/ Spécificités des zones de montagne : le Jura ou la Haute-Savoie imposent des dates liées à l’enneigement. Le gibier est plus vulnérable en hiver et nécessite une protection renforcée.
4/ Plans de chasse obligatoires : les arrêtés s’ajustent selon le taux de réalisation des quotas annuels. Si les objectifs ne sont pas atteints, le préfet peut modifier les dates de fin de saison.
Le gibier d’eau et les migrateurs
L’Union européenne impose une harmonisation des dates pour les oiseaux migrateurs. La bécasse des bois ou les canards bénéficient de cette protection internationale pour sécuriser leurs couloirs de vol. Les chasseurs doivent ranger leurs fusils dès que la remontée prénuptiale commence.
Les zones humides font l’objet d’une surveillance particulière par les gardes-chasses. La remontée des espèces vers le nord rend les oiseaux très concentrés sur de petits périmètres. Une suspension ministérielle peut frapper certaines espèces comme la tourterelle des bois à tout moment.
| Espèce concernée | Zone géographique exemple | Date de fermeture habituelle |
| Sanglier | Département du Nord | Fin mars (sur autorisation) |
| Bécasse des bois | Département des Côtes d’Armor | 20 février |
| Lièvre d’Europe | Département de la Haute-Saône | Début janvier |
| Faisan de chasse | Département du Gers | 31 janvier |
Les horaires de lever et de coucher du soleil fixent la limite quotidienne de votre activité. Un tir effectué dix minutes trop tard constitue une infraction sérieuse. Vous devez synchroniser votre montre avec les éphémérides officielles fournies par votre préfecture.
La maîtrise des dates de fermeture via les arrêtés préfectoraux est l’élément central d’une pratique responsable. En restant informé auprès de sa Fédération Départementale des Chasseurs, Marc s’assure de pratiquer son activité en toute légalité. Cette rigueur évite des sanctions financières et participe à la gestion durable de la faune.





